Harry Potter et le mystère de la Chouette Effraie
Le 21 janvier arriva rapidement.
Les Gryffondor attendaient tous, avec impatience, cette rencontre. Mais, depuis
le début de la semaine, le temps s’était dégradé.
Si bien que, le matin du match, le ciel était couvert de
nuages gris et menaçant. De fortes rafales soufflaient.
“- Bonjour les conditions de jeu ! grommela Fred, alors
qu’ils étaient rassemblés dans la Grande Salle.
- Ca ne
m’étonnerai pas qu’on se paye un orage ! approuva Georges. Eh, Harry, il faudra
que tu te dépêches de trouver le Vif, avant que le temps ne s’aggrave pas trop
!
- Et, tu as
imperméabilisé tes lunettes, Harry ? voulut savoir Katie.
- Oui ! J’ai
demandé à Hermione de le faire, hier soir ! Au cas où....!” assura Harry, en
souriant.
Un quart d’heure plus tard, tous les sept, leurs balais
sur l’épaule, quittaient le château, accompagnés du professeur McGonagall.
Les premières gouttes tombèrent, tandis qu’ils
traversaient le Parc. Les sept joueurs se réfugièrent, trempés, dans le
vestiaire.
“- Ca promet...! remarqua Laurent, assis dans un coin du
vestiaire, alors qu’un éclair zébrait soudain le ciel, suivit d’un coup de
tonnerre.
- Tu l’a dit !
approuva Katie, claquant des dents.
- Allez, dites
vous que chaque fois qu’on a joué sous la pluie, on a gagné ! lança Angélina.
- Euh...Angélina,
dis-moi, la dernière fois qu’on a dû jouer en pleine tempête, c’est pas ce
jour-là que Harry a fait une chute de quinze mètres, perdant son Nimbus 2000,
par la même occasion ! rétorqua Fred.
- Oui ! Mais
Harry a eut son Eclair de Feu, à la place ! intervint Alicia.
- C’est vrai !
céda Fred.
- Et, en plus, on
a quand même gagné le championnat !
- Ouais ! C’est
vrai, aussi ! acquiesça Fred, en souriant.
- Bon, on ferai
mieux de se changer, au lieux de discuter ! coupa Harry.
- A vos ordres,
chef !” répliquèrent, en chœur, ses coéquipiers.
Le silence s’installa dans le vestiaire, tandis que les
sept adolescents enfilaient leurs robes, sèches, écarlates. Le silence, n’était
troublé que par la pluie qui tombait, à présent, drue, et le vent qui soufflait
en rafale, à l’extérieur. Dix minutes plus tard, les sept coéquipiers,
entendirent, malgré le vent et la pluie, le brouhaha caractéristique de
l’arrivée des autres élèves qu’ils imaginaient, bien à l’abri sous des
parapluies.
“Bon, on y va !” lança Harry, au bout d’un moment, en se
levant, imité par ses camarades.
Mais, à peine avaient-ils ouverts la porte du vestiaire
qu’une forte bourrasque de vent, s’engouffra dans la pièce, obligeant les
joueurs à reculer.
“- Olé ! plaisanta Fred. C’est pas bon signe ça ! Si déjà
on arrive pas rejoindre le terrain...!
- Fred, tais-toi
s’il te plait ! coupa Angélina, tendue.
- Oh, moi, je
disais ça pour...!
- LA FERME !!!!
crièrent en chœur, ses coéquipiers.
- C’est bon, j’me
tais !
- Georges, passe
moi ta batte, s’il te plait ? demanda Katie.
- Oh ! Oh ! Katie
! intervint Harry. C’est pas le moment d’assommer l’un de nos batteurs ! Bon,
c’est le moment ou jamais...!” ajouta-t-il en ouvrant soudain la porte.
Quelques minutes plus tard, tant bien que mal, les sept
joueurs vêtus de rouge, rejoignaient sur le terrain, l’équipe de Beauxbâtons,
vêtus de blanc, et Madame Bibine.
S’élevant au dessus du bruit des rafales et de la pluie,
la voix de Lee retentit.
“- Bienvenue à vous tous pour ce neuvième match,
particulièrement humide, du Tournoi de Quidditch. Le match d’aujourd’hui
opposera Gryffondor, partant parmi les favoris du Championnat et champion en
titre de la dernière Coupe de Quidditch de Poudlard (des applaudissements
retentirent parmi les élèves de Gryffondor), à celle de Beauxbâtons 2. L’équipe
de Poudlard, menée par son Attrapeur, Harry Potter, est composée de Fred et
Georges Weasley, les batteurs, Angélina Johnson, Katie Bell et Alicia Spinet,
les Poursuiveuses et Laurent Dubois, le gardien. Quand à l’équipe française,
elle est composée comme suit : Capitaine : Fabien Dumât, Gardien
: Antoine Desarse, Attrapeur : Alphonse Demundo, Poursuiveurs
: Laetitia Bononza, Fabien Dumât et Laurène Moriali et Batteurs :
Chloé Philippe et Sylvain Millon. Malgré les conditions plus que mauvaises, les
deux équipes se rejoignent sur le terrain. L’orage risque de gêner les
Attrapeurs...
- Potter et Dumât
! Serrez-vous la main ! ordonna Bibine, haussant le ton.
- Les deux
Capitaines se serrent la main ! Les joueurs enfourchent leurs balais et...ils
sont partis !”
Personne n’avait entendu le sifflet de Madame Bibine,
mais les quatorze joueurs prirent leur envol et se répartirent sur le terrain.
Harry, suivit de près par l’Attrapeur français, luttait
tant bien que mal contre la tempête qui faisait rage, tout en cherchant
désespérément le Vif d’or.
Les commentaires de Lee lui parvenaient par morceaux,
étouffés par le mauvais temps. Dans les tribunes, les élèves s’étaient réfugiés
sous des parapluies, comme Harry l’avait deviné.
“Dès ... du jeu, Spinet s’empare ... et fonce vers les
buts adverses ! Passe à Bell qui ... et Marque !! Gryffondor ouvre le score !
Le Souaffle est remis en jeu ! Bononza s’en empare ! Elle passe à Molriali, ...
à Dumât. ... audacieux coup de batte de Fred ... un Cognard sur Dumât qui, pour
l’éviter, lâche le ... récupéré par Bell. Passe à Johnson, puis Bell. Oups, un
Cognard renvoyé par Philippe …âcher le Souaffle qui est récupéré par...Spinet
qui fonce vers ...., suivies de ses coéquipières. Le mauvais temps empire.
Jouer dans ses conditions ... !”
Comme le remarquait Lee, le mauvais temps s’était
aggraver. Le ciel était tellement chargé d’épais nuages noirs et menaçant, que
le stade était plongé dans la pénombre. Les joueurs étaient trempés jusqu’aux
os. Le vent déséquilibrait les joueurs. Des éclairs zébraient le ciel.
“- Harry ! Ca serait bien si tu pouvait te dépêcher ! lui
cria Fred, en passant à côté de lui, pour débarrasser Angélina d’un Cognard.
- Qu’est-ce que
tu crois que je fais ? rétorqua Harry. J’ai l’air d’apprécier de jouer par ce
temps, moi ?”
Harry n’entendit pas la réponse de Fred.
“...score est de trente- zéro, en faveur de Gryffondor !
Spinet a....à nouveau ! Ouais ! Un, but de plus.....Gryffondor ! continua Lee.”
Harry aperçut soudain un éclat doré, à deux mètres du
sol, près des buts de Gryffondor. Il piqua soudain, résistant contre la pluie diluvienne
qui tombait, et le vent qui le faisait dévier de sa trajectoire. Son
adversaire, apercevant à son tour le Vif d’or, piqua à son tour.
“Potter et Dumundo semblent avoir vu le....! Ils ont tous
les deux piqués vers....! Oh ! Un Cognard, envoyé par Millon, oblige Potter à
dévier .... le Vif d’or...s’échapper, et ... Dumundo dans son sillage. Georges
Weasley renvoie ...Cognard à l’envoyeur. Le jeu .... pas encore finis ! Spinet
récupère le...! Passe à Bell....Johnson....Spinet qui tire et....!...Desarse
l’arrête....à Dumât.... Boronza....Mori.... ! Non ! Spinet....! Qui repart vers
...adverses ! Passe à Bell puis Johnson....tire et MARQUE ! ....rante à zéro
pour Gryffondor !!!! Oh, Potter viens de piquer à nouveau. On dirait....le Vif
d’or. Dumundo pique à son tour.”
Effectivement, Harry, apercevant à nouveau le Vif d’or,
plongea aussitôt sur la petite balle dorée, qui voletait à moins d’un mètre du
sol. Alphonse Dumundo, l’apercevant, partit à sa poursuite. Mais cette fois,
aucun Cognard, ne vint intercepter la trajectoire de Harry, dont les doigts se
refermèrent sur la sphère glacée.
“POTTER A LE VIF D’OR !!!! hurla Lee, tandis que Harry
remontait en chandelle, tenant, dans son poing serré, la petite balle dorée,
qui s’agitait entre ses doigts. GRYFFONDOR GAGNE PAR CENT-QUATRE-VINGT-DIX A
ZERO ET PREND AINSI LA PREMIERE PLACE DE SON GROUPE.... !!!!”
Le reste de ses commentaires se perdirent dans le
tumulte. Les élèves de Gryffondor ne cachaient pas leur joie, et acclamaient
bruyamment leurs joueurs.
“- Harry ! T’es le meilleur ! cria Fred, alors que les
quatorze joueurs, trempés, se posaient dans l’herbe !
- Mais ça, on le
savais déjà ! rétorqua Angélina, avec un grand sourire. Enfin, chapeau,
Capitaine pour cette superbe fin de match !
- Bravo, super
match ! les félicita Ron, arrivant, avec Hermione et Neville, sous un gros
parapluie noir.
- Hum ! Plus tard
les compliments. Si on changeait plutôt ? suggéra Harry. Je sais pas pour vous,
mais moi, j’suis trempé !”
Sur ce, les sept joueurs regagnèrent
leur vestiaire, et se changèrent avec bonheur, enlevant les robes qui leurs
collaient à la peau, et en remettant leurs robes d’école. Un peu plus tard,
tous le monde rejoignait le château. Les joueurs de Gryffondor, portés en
triomphe par leurs camarades, ne cachaient pas leur joie. Une fois de retour
dans leur Salle Commune, les jumeaux s’éclipsèrent en douce et ramenèrent
pâtisseries et confiseries à volonté, des cuisines. La fête se prolongea tout
le reste de la journée, et jusqu’à tard dans la nuit, malgré les remarques
d’Hermione. Ce fut McGonagall qui mit fin aux festivités, vers les 22h00 !
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